Ratonneau est plus anthropisée que sa jumelle, elle a souvent attiré les populations militaires ou marchandes jusqu'à la création du village dans les années 1970. Cependant, certains espaces restent sauvages, refuges privilégier de la faune et la flore endémique. Cette visite nous permettra de mettre en relation les différentes cohabitations sur cette île.
- Guide-conférencier diplômé
- Découvrir le patrimoine militaire et sanitaire de l’île de Ratonneau et ses évolutions à travers les époques
- Comprendre les enjeux de l’anthropisation et l’aménagement du territoire en milieu hostile mais dans un souci de respect des espaces naturels protégés
- Observer les évolutions de pratiques et d’usage de ce territoire
| Compris | Aller-retour en navette "Le Bateau" (en cas de départ et retour en groupe) |
|---|---|
| Non compris | Entrée dans les musées Retour si vous ne souhaitez pas rentrer avec le groupe |
| Durée | 4 Heures ou 0 Heure |
| À prendre avec soi | Chaussures confortables, adaptées à la marche Eau, chapeau ou vêtement chaud Bonne humeur |
| Informations importantes | La réservation est OBLIGATOIRE au moins 48 heures avant la visite (pour réservation du bateau) |
Plus d'informations
Ratonneau est plus proche de l’entrée du Vieux-Port que Pomègues, elle a attiré les populations militaires ou marchandes plus facilement que sa jumelle. Pendant que son mouillage de l‘Anse Galiano était un refuge de choix pour les assaillants qui comptaient mettre à bas la cité, ses plages pouvaient accueillir les comptoirs commerciaux qui fuyaient les taxes imposées par la ville. Pomègues ne faisait qu’accueillir les bateaux suspectés d’être infectés dans son port naturel. L’occupation de Ratonneau a donc représenté un enjeu de taille pour la cohabitation entre espèces naturelles endémiques, les autorités militaires, puis sanitaires.
Dans les années 1970, la construction du village devient le coeur du projet d’aménagement civil de l’archipel. Ce site n’est pas anodin puisqu’il est à la marge de la digue de Berry qui fût édifiée en 1826 afin que l’Anse de Galiano devienne le grand port du Frioul.En continuant en direction de la Calanque de Morgeret puis du plateau de Ratonneau, nous découvrirons comment le paysage a été façonné par l’activité d’extraction minérale durant le XIXe siècle avant l’arrêt brutal des activités qui menacer la sauvegarde du fort de l’île.
Sur le chemin du fort, nous aurons le loisir d’observer les vestiges du lazaret militaire et les solutions qui sont mises en avant afin de redynamiser cet espace par l’agriculture urbaine entre autre.La montée jusqu’au Fort de Ratonneau donnera lieu à une exploration de ce complexe militaire reconstruit et réorganisé à de multiples reprises et dont l’on peut encore lire chaque époque de construction. Les ruines datant des XVIe, XVIIe, XIXe siècle puis de l’occupations allemandes, maintenant dominées par les geolands leucophées, nous laissent imaginer l’enjeu militaire que représentait la tenue de ce site de défense, surveillant l’entrée de Marseille. En chemin, l’histoire et la destinée du Château d’If seront aussi abordées
En redescendant en direction de l’hôpital Caroline par les calanques de Saint-Estève et Eoube, nous emprunterons la route construite si tardivement comme pour montrer la difficile cohabitation qui pouvait exister entre militaires et services de santé.
La visite extérieure de l’Hôpital Caroline nous en dira plus sur ce complexe si moderne mais sous-utilisé pour lutter contre les épidémies venues sévissant en cité phocéenne. Notre visite se terminera par l’extrême nord-est de l’île au Cap de la Croix où depuis les batteries, nous aurons une vue imprenable sur Marseille.
| Note globale | |
|---|---|
| Qualité/prix | |
| Fun |
On apprend plein de choses sur sa propre ville et la balade n'est pas difficile (n'y allez quand même pas en tongue)
